En choisissant de visiter la Tanzanie, vous aidez au développement d’un pays et vous supportez son extraordinaire investissement en l’avenir. En dépit des pressions démographiques, la Tanzanie a alloué plus de 42 000 kilomètres carrés aux Parcs Nationaux. Si on ajoute à cela les autres réserves, aires de protection et parcs marins, la Tanzanie protège plus d’un tiers de son territoire !
TARANGIRE
A l’origine zone de chasse, ce parc n’a été véritablement créé qu’en 1970. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus beaux refuges de vie sauvage du pays.
Il couvre une superficie de 2600 Km², se situe à 1100 mètres d’altitude et son nom lui vient de la rivière Tarangire, qui, du Sud au Nord, traverse le parc sur toute sa longueur.
Le couvert végétal est largement dominé par de véritables champs de baobabs, martyrisés par l’autre colosse du parc, l’éléphant, dont les groupes comptent parfois plusieurs centaines de têtes.
Le parc peut passer brutalement du plus spectaculaire, tant la faune y est riche et variée, à un parc vide. Il suffit de quelques pluies (abondantes) pour qu’une grande partie des animaux déserte le parc.
La saison la plus intéressante va de mi-juillet à mi-février, parfois un peu plus tard si les pluies se font attendre ...
Même quand le parc abrite peu d’animaux, sa visite reste passionnante : les paysages du Tarangire (en saison verte) sont sublimes et sa faune résidente peut reserver de belles surprises.
Le parc couvre des biotopes très variés et un bon safari dans le Tarangire suppose qu’on s’y attarde au moins 48 heures, pour espérer voir les « raretés » du parc (petit koudou, oryx, ...).
LAC MANYARA
S’étendant sur 50 kilomètres au pied des falaises brunes et rouges, hautes de 600 mètres, qui caractérisent l’escarpement de la vallée du Rift, le lac Manyara est un joyau célébré par Ernest Hemingway comme « le pus beau qu’il ait jamais vu ».
Le Parc National de Manyara est le plus petit parc du Nord Tanzanie (330 km² dont 230 km2 de lac).
Le parc change beaucoup de physionomie selon les saisons, mais garde un intérêt constant tout au long de l’année. Les grandes concentrations d’oiseaux se rencontrent essentiellement en été et en automne. Présence également de beaucoup d’espèces de mammifères (lions, éléphants, girafes, buffles, hippos, impalas, ... et babouins). Les lions dans les arbres sont assez rares (meilleure saison en hiver).
NGORONGORO
Le cratère du Ngorongoro est un profond cratère volcanique (le deuxième plus grand cratère du Monde par son diamètre - 16 km) et ne représente qu’une petite partie du Ngorongoro Conservation Area, vaste région de 8500 km². Les riches patures et l’eau, toujours présente au fond du cratère, expliquent l’existence d’une large faune résidente : jusqu’à 25 000 animaux et parmi eux en grande majorité d’herbivores. Vous pourrez croiser des gnous, des zèbres, des gazelles, des buffles, des élans, des kongonis ou des phacochères. Les marais et les forêts fournissent des ressources supplémentaires pour les hippopotames, les éléphants et les cobes Defassa, les reduncas, les antilopes, les babouins et les grivets. La faune, à l’intérieur du cratère, est d’une richesse extraordinaire pour un biotope aussi petit (plus de 30 espèces de mammifères), dont les derniers rhinocéros noirs.
La Ngorongoro Conservation Area (NCA) a pour vocation la protection de la faune et de la fore, mais à la différence des autres parcs nationaux, la présence humaine n’est pas totalement interdite : les Masaïs ont droit de vivre dans le NCA pour autant qu’ils respectent leurs traditions (pasteurs nomades).
Cette particularité fait du NCA un parc vraiment à part, où l’homme et la faune sauvage cohabitent sans heurts.
La meilleure saison se situe certainement entre Avril et Mai lorsque le cratère se couvre de fleurs. La faune y est très dense alors que les touristes se font rares.
SERENGETI
Créé en 1951, le Serengeti se situe entre 920 et 1850 m d’altitude. Le parc national est l’un des plus vastes écosystèmes préservés d’Afrique.
On distingue quatre régions dans le Serengeti
• Le Sud Est est constitué de vastes plaines de cendre volcanique argentée, couvertes de savane herbeuse et sans arbres. Elles furent formées il y a 4 millions d’années à la suite des éruptions des volcans Ngorongoro. En vous dirigeant vers l’Est vous quitterez les plaines arides et jaunes, pour voir apparaître les herbes hautes peuplées de résidents plus nombreux : topis, bubales, buffles, zèbres, gazelles de Thomson et de Grant et certainement des guépards dont la population est estimée à 350.
• Au centre (région de Seronera), la savane et les rivières attirent de larges troupeux d’herbivores résidents et de très nombreux lions parfois rassemblés en nombre et dont la population est estimée à 2 800.
• La région Nord à partir de Banagi et autour de Lobo est plus accidentée avec des collines rondes et boisées et abrite, même en saison sèche, une faune très riche : buffles, éléphants, impalas, girafes ainsi que des léopards perchés dans les acacias.
• La région Ouest (corridor occidental) est le domaine des forêts galleries qui courent le long de la rivière Grumeti. Il s’étire sur 50 km vers le Lac Victoria et on peut y observer des élans, des antilopes roanne, le colobe guéréza et des crocodiles sur les bords de la rivière (dont certains peuvent atteindre 6 m de long !).
Cette région est aussi le théâtre annuel de la grande migration. Vous assisterez au déplacement de plus de 3.000.000 de grands mammifères (gnous et zèbres majoritairement, mais aussi gazelles de Thomson et de Grant ainsi que d’autres grands ongulés répartis sur le territoire selon la région et selon la période de votre voyage.
En saison verte (de Janvier à Avril, lorsque les pluies font reverdir les grandes plaines du Sud Serengeti et du NCA), la migration s’installe au Sud (région de Ndutu/ Olduvai). Dans ces plaines verdoyantes, la migration est rarement immobile, les orages synonymes d’herbe nouvelle et d’eau, entraînant les gnous dans des déplacements permanents (retours en arrière, changements de cap, ...).
En Mai et Juin, lorsque les sols sèchent rapidement, les gnous forment alors d´immenses colonnes (parfois jusqu’à 40 km de long) et regagnent les « woodlands » de l’Ouest et du Nord du Serengeti.
En saison sèche (de Juillet à Octobre) , la migration trouve refuge dans les régions plus boisées et plus irriguées du Nord (Nord et Ouest Serengeti, Maasai Mara au Kenya).
Les premières pluies de novembre attirent à nouveau les gnous vers les plaines. La descente vers le Sud peut prendre des mois comme seulement quelques semaines si les pluies de Novembre sont abondantes.
MIKUMI
Le Parc National de Mikumi couvre une superficie de 3 230 Km² qui le place au troisième rang des parcs de Tanzanie (après le Serengeti et le Ruaha).
Facile d’accès au départ de Dar es Salaam (à peine 3 heures de bonne route), ce parc reste néanmoins un des moins visités de Tanzanie. Et pourtant, la variété et la densité de la faune y est particulièrement intéressante (éléphants, buffles, girafes, lions ... nombreuses espèces d’antilopes, .. et présence de plusieurs meutes de lycaons).
Le parc de Mikumi est réellement un parc à découvrir en saison sèche, de Juillet à Février. Pendant la saison des pluies, seuls les éléphants et les girafes émergent
des hautes herbes …
Pour ceux qui le peuvent, la découverte de Mikumi se marie très bien avec un safari dans le Ruaha ou un safari à pied dans le Parc National d’Udzungwa
UDZUNGWA
Undzungwa, n’est un Parc National comme les autres. Les montagnes Udzungwa sont presque surnaturelles, exceptionnelles par leur beauté.
Ici, tout se fait à pied : un safari dans ce parc ressemble plus aux « aventures » des premiers explorateurs, qu’à un safari de « tour operator »
Les safaris se faisant exclusivement à pied, on y observe en effet la faune et la flore avec un autre œil …
Ce grand parc (1990 km²) réserve bien des surprises : une nouvelle race de singe y a d’ailleurs été découverte très récemment, ce qui amène à dix le nombre d’espèces de primates vivant à Undzungwa.
La meilleure saison va de Juin à Octobre.
Le parc reste agréable toute l’année mais les marches peuvent être rendues glissantes par les pluies.
Accès facile depuis le parc de Mikumi (60 km dont 40 km sont goudronnés).
Le point d’entrée est donc Dar es Salaam.
Les randonnées à pied peuvent se prolonger ou non (en fonction de votre forme) : cela oscille entre une randonnée de 2 à 3 heures par jour avec retour au camp de base prés de la gate, et un grand trek de 3 ou 4 jours avec porteurs qui vous méneront jusqu’au sommet de la région (Mwanihaha pick : 2500 m) en croisant éléphants, buffles, …
Les treks sont toujours encadrés par un garde armé du Parc National .
Il faut prévoir une bonne logistique (tentes, nourriture, … ) avant de se lancer dans l’aventure
SELOUS
La Game Reserve est l’un des plus grands territoires au monde consacré à la protection de la flore et de la faune. D’une surface de 54 000 km², la réserve de Selous appartient à un écosystème de 75 000 km² en incluant le parc de Mikumi et la Game Controle Area de Kilombero.
La quasi totalité de la réserve est consacrée à la chasse, seule la partie au nord de la rivière RUFIJI est réservée aux safaris photograhiques.
Les implantations touristiques restent modestes comparées à l’ampleur du territoire. A l’heure actuelle, seuls 6 camps accueillent des touristes.
Comment s’y rendre :
• Service régulier en petit avion au départ de Dar es Salaam.
• Avion affrété si le groupe le permet.
• Train spécial au départ de Dar es Salaam.
• En 4x4, comptez 6 heures de Dar.
• Les safaris se font à pied, en 4x4 et en bateau à fond plat le long du fleuve Rufiji et des lacs, quand le niveau d’eau le permet.
• Les espèces les plus souvent rencontrées sont : hippos, crocodiles (par milliers), buffles, girafes, éléphants, zèbres et gnous... et une avifaune exceptionnelle.
• On y approche plus difficilement les animaux que dans les parcs du Nord et on y rencontre également une moins grande variété de faune. En revanche, l’ambiance de ce type de safari est très forte et se prolonge par un hébergement sous tente.
• Un safari dans le Selous s’adresse à des personnes ayant déjà pratiqué d’autres safaris et à la recherche de sensations « fortes ».
• Meilleure saison : d’Août à fin Novembre et de Janvier à Mars (surtout pour les safaris en bateau).
RUAHA
L’un des plus beaux parcs de Tanzanie par ses paysages et la qualité de ses safaris. Dommage qu’il soit situé si loin et que son accès soit aussi difficile.
Un mélange unique d’animaux coexiste dans ce parc - le grand et le petit koudou, l’hippotrague et l’hippotrague noir et plus de 45 espèces de grands mammifères.
Ruaha est la seule zone protégée du Monde où la faune et la flore de l’Afrique de l’Est et de l’Ouest se chevauchent.
Méfiez-vous des saisons pour la visite de ces parcs, car la saison des pluies diffère légèrement avec celle des parcs du Nord.
Ces parcs ne sont pas très hauts en altitude, il y fait donc plus chaud que sur les hauts plateaux, particulièrement pendant notre hiver.
La meilleure saison va d’Avril à Décembre. La saison des pluies dans cette région se situe entre Décembre et Avril (sans réelles pointes).
Un safari dans les parcs du Sud demande au minimum une semaine, ne serait ce que pour amortir les temps pour rejoindre les sites.
ARUSHA
Ce petit parc d’altitude, s’étageant entre 1500 et 4566 mètres ne couvre que 137 km².
Il est très diversifié et délimité par les contreforts du Mont Meru, volcan en sommeil, le cratète de Ngurdoto, et par les très beaux lacs Momela.
Le parc recouvre des zones où vivaient autrefois les Masaïs et la plupart des noms de lieux viennent de leur langue.
A l’origine, le parc était connu comme le parc du cratère Ngurdoto, jusqu’à ce qu’en 1967 le mont Meru y soit inclus et que le parc prenne alors son nom actuel.
Ce parc se visite généralement en fin de safari.
Outre des paysages exceptionnels (le parc est situé entre le Mount Meru et le Kilimandjaro), on y rencontre une faune intéressante (bush-bucks, girafes, buffles, ... et surtout les célèbres collobes à manteau blanc, la mascotte du parc.
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